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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 19:28

Nos connaissances actuelles de l'obésité reposeraient sur des croyances sociétales

 

Gary Taubes, journaliste scientifique américain vient de lancer outre-Manche une polémique en affirmant dans un article que nos connaissances actuelles de l'obésité reposeraient davantage sur des croyances sociétales plutôt que de véritables données scientifiques. Le débat est ouvert.

Atlantico : Gary Taubes, co-fondateur de la Nutrition Science Initiative, vient de publier un article selon lequel nos connaissances sur l'obésité ne sont pas issues de recherches scientifiques mais reposent sur des croyances sociétales. A titre personnel, qu'en pensez-vous ? Ne connaissons-nous vraiment pas les causes scientifiques de l'obésité ? 

Patrick Tounian : Je suis tout à fait d'accord avec l'auteur de cet article. Cela fait 25 ans que je travaille sur l'obésité, et pourtant je ne connais toujours pas toutes les causes de l'obésité. Ceux qui affirment le contraire n'ont aucune preuve scientifique. Aujourd'hui, nous possédons bien évidemment des pistes sur les causes de l’obésité, mais il est mensonger d’affirmer que l’on connaît toutes les causes de l’obésité.  

Les causes habituellement avancées - peu de dépenses physiques, régime alimentaire déséquilibré - ne sont que des facteurs révélateurs de la prédisposition génétique de chacun à devenir obèse. Le fait de se trouver dans un environnement propice va permettre d'exprimer cette prédisposition, mais n’en est en aucun cas la cause. Ce sont nos modes de vie qui permettent d'exprimer notre obésité potentielle. Mais si nous ne sommes pas prédisposés génétiquement, on peut manger de manière très déséquilibrée sans devenir obèse.

Le plus frappant est qu'aujourd'hui, tout le monde a un avis sur l'obésité, même ceux qui n'ont jamais travaillé sur le sujet. Les hommes sont inégaux devant l'obésité, c'est une réalité et il faut l'accepter : ils sont égaux en droits mais pas égaux en poids.

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 11:36

 

Des chercheurs ont décodé le génome du poisson zèbre, un "organisme modèle" couramment utilisé dans les laboratoires pour étudier les maladies humaines, et découvert que 70% des gènes du petit poisson ont un équivalent avec les nôtres.

Ce génome est le plus imposant jamais décrypté chez un vertébré jusqu'à présent (26.000 gènes codants). Et il a été séquencé avec un tel degré de précision "que nous pouvons vraiment faire des comparaisons directes entre les gènes humains et les gènes de poisson zèbre", souligne Derek Stemple, généticien au Wellcome Trust Sanger Institute de Cambridge (Royaume-Uni).

Très semblable à celui des humains

"Je sais que ça peut paraître étrange d'étudier le poisson zèbre, particulièrement si on s'intéresse aux gènes associés aux maladies humaines (...) Son génome est très semblable à celui des humains, 70% des gènes humains ont un homologue chez le poisson zèbre", et si on ne retient que les gènes associés aux maladies humaines, la proportion monte à 84%, explique le chercheur, qui a dirigé deux études publiées mercredi dans la revue britannique Nature.

"Par exemple, la principale cause de dystrophie musculaire (myopathies génétiques héréditaires, ndlr) chez l'humain réside dans des mutations d'un gène appelé dystrophine, et les poissons zèbres ont un gène dystrophine. Il est très semblable. Et les mutations du gène dystrophine chez les poissons zèbres provoquent aussi chez eux la dystrophie musculaire", souligne Derek Stemple dans une vidéo diffusée par Nature pour accompagner ces études.

"L'idée est d'utiliser un organisme modèle comme le poisson zèbre pour essayer de voir exactement ce que ces gènes font (...), de passer en revue chaque gène du génome et de regarder ce qu'une perte de fonction provoque chez le poisson", précise Ross Kettleborough, qui a participé au décryptage.

"Une pièce à la fois"

"C'est un peu comme si vous modifiez systématiquement chaque pièce d'une voiture, une pièce à la fois, et qu'à chaque fois vous vous demandez est-ce que la voiture fonctionne encore?. Et si elle est en panne, qu'est-ce qui ne marche pas? C'est ce qu'on essaye de faire avec le poisson zèbre", déclare Derek Stemple. Comme les gènes du poisson zèbre sont très semblables aux nôtres, cela améliorerait considérablement notre connaissance de la biologie humaine, estiment les chercheurs.

"Jusqu'à présent, nous avons identifié les variations (mutations) de près de 40% des gènes du poisson zèbre et nous avons décrit les effets de ces variations pour environ 1.200 gènes", précise Elisabeth Busch-Nentwich, co-auteur de l'étude. "Une fois que ces variations sont identifiées, nous étudions les changements qu'elles provoquent, nous décrivons ces changements et nous les entrons dans une base de données" à laquelle les chercheurs du monde entier ont accès librement, explique-t-elle.

Identifier le gène associé à une maladie

"Nous espérons que les médecins pourront s'y connecter, comparer ces descriptions aux symptômes que présentent leurs patients, et que cela contribuera à identifier le gène associé à la maladie dont ils souffrent", ajoute la chercheuse. Les poissons zèbres (Danio rerio) sont utilisés de longue date comme modèles pour l'étude des maladies humaines, notamment parce qu'ils sont faciles à élever en grand nombre en laboratoire. En outre, leurs embryons se développent à l'extérieur de la mère et sont transparents, ce qui permet d'observer facilement leur développement cellulaire.

"Nos études s'inscrivent dans cette tradition, mais nous avons développé une méthode qui permet d'étudier simultanément de multiples variations et leurs conséquences" sur l'organisme, précise Elisabeth Busch-Nentwich. "Par exemple, nous pouvons créer chez un poisson zèbre une mutation qui soit très semblable à une mutation humaine, puis utiliser le poisson zèbre comme un outil pour chercher un nouveau médicament", conclut Derek Stemple.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 19:30

Manger un paquet de chips chaque jour revient à boire 5 litres d’huiles pas an !

 

Les consommateurs excessifs de chips (souvent les enfants) ingurgitent sans le savoir 5 litres d’huile par an, un excès de sel et de sucre contenu dans l’amidon des pommes de terre. Consommés en excès, ces ingrédients augmentent notre risque d'obésité, d'hypertension, de diabète de type 2 et de maladies coronariennes. Les chips sont aujourd’hui responsables en partie de l'épidémie d'obésité aux Etats-Unis, selon une étude publiée dans le New England Journal autorité de médecine menée par le cardiologue et chercheur Dr Dariush Mozaffarian.

Dr Mozaffarian, professeur adjoint de médecine et d'épidémiologie à la Harvard Medical School, affirme aussi que les niveaux élevés d'amidon et de glucides des chips peuvent aussi modifier les niveaux de glucose et d'insuline dans notre sang. Et que ce déséquilibre conduit à moins de sensation de satiété, ce qui augmente la faim et la consommation d’aliments par jour.

Cette surconsommation de chips nuit aux enfants, mais aussi aux enfants à naitre. Les femmes enceintes qui consomment de grandes quantités de frites et de chips pourraient nuire à leur bébé autant que si elles étaient fumeuses.

En effet, les chips contiennent un produit chimique toxique appelé acrylamide. Il est inodore, insipide et invisible, mais cause des dommages à l'ADN. L'Institut de recherche en santé Bradford a trouvé un lien entre des niveaux élevés d'exposition à l'acrylamide et un faible poids à la naissance et un retard de développement du système cérébral et nerveux du nouveau-né. Attention donc au régime chips ! 

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 11:16

VIH: un autotest bientôt en pharmacie ?

 

D’après le CNS cette mise à disposition de ces tests permettrait de découvrir chaque année 4.000 nouvelles séropositivités VIH et d’éviter 400 nouvelles infections.

Environ 5 millions de sérologies du VIH sont réalisées tous les ans en France et permettent la découverte d’environ 6.000 cas de séropositivité, avec un chiffre stable depuis plusieurs années. La mise en place de l’offre de dépistage volontaire, notamment avec l’utilisation de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD), permettrait une opportunité supplémentaire de dépistage, en direction des personnes que l’offre existante ne permet actuellement pas d’atteindre.

Les Etats-Unis l’utilisent déjà

En juillet 2012, les États-Unis autorisaient un premier autotest de dépistage du VIH un test salivaire de dépistage de l’infection à VIH, l’OraQuick®. Ils ont analysé qu’en une année de mise en vente, le test aurait permis de détecter 44.000 nouvelles infections par le VIH et prévenir 4 000 nouvelles infections. Pour la France, l’estimation serait de l’ordre de 4.000 séropositivités.

Pharmacies, parapharmacies et sur Internet ?

Pour garantir une discrétion absolue et une garantie de qualité, le CNS souhaiterait même aujourd’hui que ce test de dépistage soit disponible « en vente libre » dans les pharmacies, dans les parapharmacies et sur les pharmacies en ligne.

Pour atteindre, les personnes fortement exposées sur le terrain, ces tests pourront être distribués par des intermédiaires, les acteurs du terrain. Il semble en effet très important pour le CNS que les populations concernées se sentent accompagnées et que les tests soient utilisés dans de bonnes conditions. 

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 15:15

 

Des traces de pesticides et de médicaments, dont un pour traiter le cancer du sein, ont été décelés dans environ une bouteille d'eau sur cinq, sans toutefois remettre en cause leur potabilité, révèle lundi une étude de 60 millions de consommateurs et de la Fondation France Libertés.

"A court terme, il n'y a absolument aucun problème de qualité. Ces eaux sont parfaitement buvables", insiste le rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, Thomas Laurenceau, interrogé par l'AFP. "On est dans l'ordre de l'ultra-trace, du millième de micron, c'est vraiment minuscule", a-t-il précisé.

L'enquête "ne met absolument pas en cause l'honnêteté des embouteilleurs", mais interroge la contamination de l'environnement par les pratiques humaines, ajoute-t-il. "Il y a inquiétude sur la qualité de la ressource globale", résume M. Laurenceau, qui appelle, avec France Libertés, à "la remise à plat des normes de qualité" prenant en compte les nouveaux polluants.

L'analyse a porté sur 47 bouteilles d'eau, trois bonbonnes d'eau, et une dizaine d'échantillons d'eau du robinet prélevés dans trois départements.

Sur les bouteilles d'eau étudiées -- portant sur l'ensemble du marché --, 37 ne présentaient aucune trace des 85 molécules recherchées. Dix en revanche contenaient des résidus de médicaments et pesticides.

"La grande surprise", écrit 60 millions de consommateurs, est la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein, dans la Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand (Du Clos de l'abbaye) et Carrefour Discount (Céline Cristaline).

La teneur est "infime" mais c'est "suffisant pour qu'on s'interroge sur la pureté originelle imposée par la règlementation des eaux minérales", souligne le magazine, qui précise avoir procédé deux fois à l'analyse des échantillons après contestation de la part des embouteilleurs des premiers résultats et de la méthodologie employée accusée de produire de "faux positifs".

"La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d'en expliquer l'origine", écrit 60 millions de consommateurs. "L'affaire est suffisamment sérieuse pour qu'on lance des analyses à plus grande échelle", estime M. Laurenceau.

Potentiels effets cocktail

Du Buflomédil et du Naftidrofuryl, des vasodilitateurs, ont été également détectés dans l'Hepar, pour le premier, et dans la Saint Armand pour le second.

Par ailleurs, des traces d'Atrazine et d'Hydroxyatrazine, des désherbants pourtant interdits en 2001 mais très persistants, ont été trouvées dans la Vittel (Grande source), la Volvic (Clairvic), la Cora (Saint-Pierre), et la Cristaline (Louise).

"Ce qu'on en retire, ce n'est pas de dire que telle marque est plus risquée qu'une autre. Il n'y a pas les bons et les mauvais. Sur l'ensemble des marques, il y a un problème", poursuit M. Laurenceau. "Les embouteilleurs sont extrêmement prudents mais ça interpelle de voir qu'il peut y avoir (des micropolluants), même si c'est infinitésimal, qui ne devraient pas être là".

Et l'eau du robinet ? Sur 10 prélèvements, huit contiennent une à quatre molécules sur les 85 recherchées, principalement des pesticides mais aussi des résidus de médicaments dont, à nouveau, du tamoxifène décelé notamment en milieu urbain (Rennes et Limoges).

Enfin, sur les trois bonbonnes, des traces de Diéthylphtalate ont été trouvés dans l'Obio, et de Bisphénol A, d'Atrazine et de retardateur de flamme dans la Culligan Val-de-Marne.

"Si tous les micropolluants sont ici présents en très faibles teneurs, leur variété interroge sur les potentiels effets cocktail", souligne 60 millions de consommateurs.

Le magazine et France Libertés, qui ont lancé en 2011 l'Opération transparence sur l'eau, ont publié en mars une carte de la qualité de l'eau potable en France, montrant que les seuils limites en polluants étaient dépassés dans près de 420 communes grâce à des dérogations, sans risque sanitaire immédiat.

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 13:40

Pas en forme au boulot ? Rien de plus normal si vous vous êtes levée cette nuit pour faire pipi ! Réunis en congrès à Milan, les urologues affirment que les aller-retour nocturnes au petit coin ont des répercussions sur nos performances au travail.

Actus

Les personnes qui se lèvent la nuit pour faire pipi sont, en moyenne, 24% moins performants au travail que celles qui dorment comme des bébés ! Ce sont des urologues de l’université de Maastricht, aux Pays-Bas, qui l’affirment après avoir mené une étude auprès de 261 femmes et 385 hommes, et présenté leurs résultats lors du Congrès de l’association européenne d’Urologie, à Milan.Pour les urologues, les envies fréquentes d’uriner la nuit sont trop souvent prises à la légère par les personnes qui en souffrent, alors que cela a des répercussions directes sur leur travail le lendemain. Pour Philip Van Kerrebroeck, professeur d’urologie à l’Université de Maastricht, « ces réveils nocturnes pour aller faire pipi affectent environ un adulte sur trois mais on ne tient pas vraiment compte de l’impact que cela peut avoir en terme de qualité de vie ».

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 09:52

 

Perturbateurs hormonaux : l'EFSA ne tranche pas

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu public, mercredi 20 mars, l'un de ses rapports les plus attendus. L'agence basée à Parme (Italie) avait été saisie à l'automne 2012 par la direction générale de la santé et des consommateurs de la Commission européenne pour rendre une opinion scientifique sur les perturbateurs endocriniens  ces substances chimiques interférant avec le système hormonal et suspectées de jouer un rôle important dans l'augmentation d'incidence d'une variété de troubles et de pathologies.

L'EFSA devait en particulier répondre à plusieurs questions. Comment définir un perturbateur endocrinien ? Comment distinguer les effets indésirables dus à cette classe de molécules ? 'Il n'existe pas de critère scientifique spécifique défini pour distinguer les effets nocifs potentiels des perturbateurs endocriniens par rapport à une régulation normale des fonctions corporelles, ou 'réponses adaptatives', estime l'agence européenne. Des experts doivent évaluer le poids des éléments probants disponibles au cas par cas.'

En d'autres termes, la distinction entre un effet acceptable et un effet indésirable devra être jugée pour chaque substance. Du coup, l'EFSA propose deux qualifications : les substances endocriniennes actives et les perturbateurs endocriniens. Les premiers produisant des effets considérés comme non délétères, conduisant à une adaptation de l'organisme. Les seconds étant jugés potentiellement nocifs, en fonction de leur 'potentiel d'activité'. Ce point est l'objet d'une controverse, une part de la communauté des endocrinologues considérant que toute substance ayant une activité endocrinienne doit être considérée comme un perturbateur.

INTENSE PRESSION

Le groupe d'experts réunis par l'EFSA a conduit ses travaux sous une intense pression.

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 08:44

 

Les nuits pleines de danger des somnambules

Yeux fermés, bras en avant, marchant d'un pas lent mais sûr, le somnambule jouit dans l'imaginaire collectif d'une image plutôt calme. Mais la réalité peut parfois s'avérer plus mouvementée: chute, saccage de chambre, jet d'objets, voire même, dans des cas heureusement exceptionnels, des accidents dramatiques comme cet homme devenu tétraplégique après être tombé dans les escaliers. Or, ce trouble du sommeil, qui concerne au moins 4% de la population, a tendance à être banalisé, voire même ignoré par la médecine de ville, déplore le Pr Yves Dauvilliers, directeur du laboratoire du sommeil à l'hôpital Gui-de-Chauliac à Montpellier, qui vient de publier une étude sur le sujet. «Cette pathologie n'a rien de banal et peut être grave pour le malade comme pour ces proches», insiste-t-il.

À travers une vaste étude prospective menée sur 100 somnambules adultes diagnostiqués entre 2007 et 2011 et publiée ce mois-ci dans la revue internationale Sleep, l'équipe du Pr Yves Dauvilliers montre ainsi que 58% des patients ont expérimenté au moins un épisode de violence durant leurs phases de somnambulisme. Dans 17% des cas, l'étude a recensé des atteintes à l'intégrité physique du patient mais aussi de son partenaire de chambre, tels que des ecchymoses, des saignements du nez, des fractures et même un cas de traumatisme crânien concernant un patient s'étant défenestré du troisième étage.

Mais pourquoi un tel déchaînement de violence? «Il ne s'agit pas de violence à proprement parler et encore moins de violence dirigée contre le partenaire», corrige le Dr Eric Mullens, médecin somnologue référent du laboratoire du sommeil d'Albi. Le somnambulisme est un trouble du sommeil qui, à l'instar des terreurs nocturnes, se déclenche durant le sommeil lent profond. «À ce moment-là, la personne a une activité mentale, sans que l'on puisse parler de rêve. Elle se trouve dans une confusion totale quant à son environnement», poursuit le Dr Mullens. C'est pourquoi le monde extérieur peut s'avérer un lieu de tous les dangers, comme pour ce patient du Pr Dauvilliers qui jeta un jour le téléviseur d'une chambre d'hôtel par la fenêtre, pensant avoir affaire à une bombe.

Des zones d'ombre

Mais le mal nocturne est donc encore loin d'être percé à jour. «Hormis quelques épisodes de longue durée où les patients se réveillent au milieu de l'accès et peuvent en parler, dans 90% des cas les patients ne se souviennent pas de leurs actes au réveil et l'on reconstitue le film par des liens indirects: état de la chambre, témoignage du compagnon», explique le Pr Dauvilliers. Ce qui amplifie encore plus le mystère autour de cette pathologie.

Le somnambulisme est en effet entouré de zones d'ombres, notamment concernant ses symptômes associés. 59% des patients étudiés ici présentent également d'autres signes tels qu'une privation de sommeil, un stress, une anxiété ou des symptômes dépressifs. Mais il est difficile de déterminer si ces facteurs sont la cause ou la conséquence du somnambulisme, estime le Pr Dauvilliers: «C'est l'un des grands enjeux de nos études. C'est pourquoi une partie de nos travaux consiste à étudier si ces signes persistent ou non lorsque le somnambulisme est traité».

Car il existe des traitements. Ceux-ci passent dans un premier temps par l'éducation du patient dans les centres du sommeil où des thérapies comportementales pourront notamment lui être proposées. Mais ces méthodes, même associées à une bonne hygiène de vie ne sont pas toujours suffisantes. Le cas échéant et dans les cas les plus sérieux, le patient pourra se voir proposer un traitement médicamenteux à base de benzodiazépines, des médicaments anxiolytiques ayant pour propriété de diminuer le sommeil lent profond et les éveils intra sommeil, liés au somnambulisme. Mais leur usage devant être limité dans le temps, la recherche pour percer le mystère du somnambulisme reste plus que jamais une nécessité.

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:47

L'hyperactivité chez l'enfant trop souvent ignorée

Nombre de médecins passent à côté de ce syndrome synonyme de souffrance. 

 

En France, un enfant hyperactif est diagnostiqué trente mois en moyenne après l'apparition de ses premières difficultés. Dans ce laps de temps, sa souffrance scolaire et familiale aura empiré. Il aura sans doute redoublé ou été exclu d'une école impuissante à le canaliser. Il aura rencontré les mouvements de rejet de ses instituteurs et de ses camarades. Ses parents, eux, auront frappé à bien des portes de psychologues ou de pédopsychiatres, sans que son mal n'ait été nommé.

Alors que les études scientifiques montrent que certaines thérapies peuvent soulager l'enfant et son entourage au moment crucial des premiers apprentissages, le système de soins français semble incapable de poser un diagnostic à temps. «Les professionnels de santé sont peu ou pas formés à ce syndrome. Ils ont souvent des difficultés à répondre aux questions des familles et à leur proposer une orientation adaptée», constate la Haute Autorité de santé dans une note publiée la semaine dernière.

Débordé par les stimulations

Le trouble du déficit de l'attention-hyperactivité (TDAH) touche entre 3 et 5 % des enfants scolarisés, soit un à deux par classe. Décrit depuis la fin du XIXe siècle, il a longtemps été très controversé. Malgré une médiatisation récente, il reste aujourd'hui mal connu du grand public car il se présente sous des formes diverses.

«Le symptôme principal est un déficit d'attention, qui peut être associé ou non à une hyperactivité variable en intensité et à une impulsivité», détaille le Dr François Bange, pédopsychiatre à l'hôpital Robert-Debré, à Paris. Les difficultés de l'enfant deviennent flagrantes sur les bancs de l'école. Il a du mal à résister aux distractions, à finir ce qu'il a commencé. Il ne peut pas attendre, lever la main avant de s'exprimer ou lire une consigne. Il est souvent agité. En collectivité, il est vite débordé par l'excès de stimulations. 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 11:21

vaccin enfant

Le 22 février dernier, le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a donné l’autorisation de mise sur le marché du vaccin pédiatrique 6-en-1 Hexyon™/Hexacima™ de Sanofi Pasteur. Concrètement, ce nouveau vaccin, testé sur 5 000 enfants, devient le seul vaccin sous forme liquide 6-en-1 prêt à l’emploi pour la protection des nourrissons contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B, la poliomyélite et les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b. La nouveauté en 3 points essentiels : il est  100 % liquide. Prêt à l’emploi, il ne nécessite pas d’être reconstitué avant administration, ce qui facilite son utilisation par les médecins. Par ailleurs, en combinant six vaccins en un, il diminue le nombre des injections, améliorant ainsi le confort des enfants et facilitant le respect du schéma de vaccination. Enfin, ce vaccin contient les antigènes Ca (coqueluche acellulaire) et IPV (vaccin inactivé contre le virus de la polio), garantissant une meilleure sécurité et une moindre réactogénicité par rapport aux vaccins contenant les antigènes de la coqueluche à cellules entières et de l’OPV (vaccin polio oral). Une fois enregistré, HexyonTM/HexacimaTM sera indiqué pour la primo-vaccination et la vaccination de rappel des enfants à partir de l’âge de six semaines suivant les recommandations officielles.

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